Egilsstaðir

Egilsstaðir

Egilsstaðir

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Capitale de l'Est islandais, Egilsstaðir ouvre la porte aux fjords sauvages, à la cascade de Hengifoss et au lac du légendaire Lagarfljótsormur.

Nichée au cœur de l'Est islandais, Egilsstaðir est la porte d'entrée vers les fjords sauvages, les forêts millénaires et les cascades vertigineuses de la région la moins fréquentée d'Islande. Capitale administrative de la municipalité de Múlaþing (ex-Fljótsdalshérað), la ville borde le mystérieux lac Lagarfljót, où sommeillerait l'un des monstres légendaires les plus célèbres du pays. Entre culture vivante, road trip sur la Ring Road et baignades flottantes, Egilsstaðir mérite bien plus qu'une simple halte sur la route.

En bref

  • Région : Est de l'Islande (Austurland)
  • Population : environ 2 500 habitants
  • Fondée : 1947, par décret gouvernemental
  • Accès : aéroport domestique, Ring Road (Route 1), ferry depuis Hirtshals via Seyðisfjörður
  • Durée idéale : 2 à 3 jours pour explorer la ville et ses alentours
  • Meilleure période : juin à août pour les randonnées, janvier-février pour les festivals Þorrablót
  • À ne pas manquer : cascade de Hengifoss, forêt de Hallormsstaðaskógur, bains de Vök

Une histoire récente, des racines profondes

Établie à la croisée des routes commerciales de l'Est de l'Islande, près de la rivière Lagarfljót, Egilsstaðir n'était à l'origine qu'une ferme isolée. Le hameau s'est étoffé au fil des décennies pour devenir, en 1947, une véritable ville par décret gouvernemental. Sa mission : servir de centre de transport et de commerce pour l'arrière-pays rural, longtemps coupé du reste de l'île.

La ville reste indissociable de Vilhjálmur Einarsson, son enfant le plus célèbre. Cet athlète originaire d'Egilsstaðir a remporté la médaille d'argent en triple saut aux Jeux Olympiques de 1956 à Melbourne, première médaille olympique de l'histoire islandaise. Le terrain de sport central, le Vilhjálmsvöllur, porte aujourd'hui son nom.

Que faire à Egilsstaðir et dans les environs

Le lac Lagarfljót et son monstre légendaire

Long et étroit, le lac Lagarfljót s'étire sur 25 kilomètres au sud d'Egilsstaðir. Ses eaux sombres abriteraient le Lagarfljótsormur, créature serpentine mentionnée pour la première fois en 1345 dans les annales islandaises. Plusieurs vidéos amateurs prétendent l'avoir filmée. Légende ou vérité, la rive du lac offre des balades paisibles et des vues splendides sur les montagnes environnantes.

La cascade de Hengifoss

À une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Egilsstaðir, Hengifoss est l'une des plus hautes cascades d'Islande avec ses 128 mètres de chute. Ses parois rouges et noires, striées de couches de cendres volcaniques et de basalte, racontent des millions d'années d'éruptions. Comptez 2h30 aller-retour pour la randonnée depuis le parking, avec en chemin la cascade de Litlanesfoss encadrée d'orgues basaltiques spectaculaires.

La forêt de Hallormsstaðaskógur

Sur la rive est du Lagarfljót s'étend la plus grande forêt d'Islande : Hallormsstaðaskógur. Plus de 85 espèces d'arbres y ont été acclimatées depuis le début du XXᵉ siècle. Pins, mélèzes et bouleaux dessinent des sentiers de randonnée balisés et des aires de pique-nique. Une curiosité dans un pays où le dicton local affirme que « si tu te perds dans une forêt islandaise, lève-toi ».

Les bains de Vök

Au bord du lac Urriðavatn, à 5 km au nord-ouest de la ville, les bains de Vök sont les premières piscines flottantes d'Islande. Inaugurées en 2019, ces bassins géothermaux dérivent à la surface des eaux glacées du lac. Vous alternez bain à 38-41°C, plongeon dans le lac et thé infusé directement à l'eau chaude du site. Une expérience plus intime et confidentielle que le Blue Lagoon.

Le manoir de Skriðuklaustur

À Fljótsdalur, le manoir de Skriðuklaustur conjugue histoire monastique et littérature. Le site abritait un monastère entre 1493 et 1552, mis au jour par les fouilles archéologiques des années 2000. L'écrivain Gunnar Gunnarsson, l'un des plus grands auteurs islandais, y fit construire son manoir en 1939 avant d'en faire don à l'État en 1948. L'Institut Gunnar Gunnarsson y propose expositions, manifestations culturelles et visites guidées en été.

Culture et festivals à Egilsstaðir

Le Centre culturel d'Egilsstaðir, installé dans un ancien abattoir, programme projections, concerts, spectacles et expositions. Des ateliers d'artistes-plasticiens y ouvrent leurs portes au public. En janvier-février, pendant le mois du vieux norrois de Þorri, la ville célèbre les festivals de Þorrablót : musique, dégustations de plats traditionnels (requin fermenté, tête de mouton bouillie) et veillées dans les fermes alentour. À la fin de l'été, le festival Ormsteiti anime la ville avec compétitions sportives, marchés et concerts.

Les fjords de l'Est, à portée de route

Egilsstaðir constitue le meilleur camp de base pour explorer les fjords de l'Est, l'une des régions les plus préservées d'Islande. À 27 km à l'est, Seyðisfjörður et son arc-en-ciel peint sur la rue principale enchantent les voyageurs descendus du ferry danois. Plus au sud, Reyðarfjörður, Eskifjörður et Fáskrúðsfjörður alignent maisons colorées, ports de pêche et falaises plongeant dans la mer. Une journée de road trip suffit pour en goûter l'atmosphère.

Climat et meilleure période

Egilsstaðir hérite d'un climat de toundra (classé ET sur la carte de Köppen). Il fait froid toute l'année, avec une température moyenne annuelle de 3,3 °C et des précipitations cumulées de 1 199 mm.

Juin est le mois le plus sec (69 mm en moyenne), octobre le plus arrosé (146 mm). Juillet est le plus chaud avec 8,8 °C de moyenne, janvier le plus froid à -0,9 °C. La meilleure fenêtre pour visiter s'étend de juin à août pour les randonnées, et de septembre à mars pour les aurores boréales.

Comment se rendre à Egilsstaðir

En avion : l'aéroport d'Egilsstaðir reçoit quotidiennement plusieurs vols depuis Reykjavik (1h de trajet). C'est l'option la plus rapide depuis la capitale.

En voiture : la ville est traversée par la Ring Road (Route 1). Comptez 8 à 10 heures de route depuis Reykjavik via le sud, ou 6 à 7 heures par le nord via Akureyri. La location de voiture reste la formule reine pour explorer la région.

En ferry : depuis Hirtshals au Danemark, le ferry Norröna de Smyril Line rejoint Seyðisfjörður en passant par les îles Féroé. À Seyðisfjörður, des bus quotidiens desservent Egilsstaðir.

En bus : Strætó relie Egilsstaðir aux principales villes islandaises, mais les fréquences restent limitées en hiver.

Où dormir à Egilsstaðir

L'offre d'hébergement reste familiale et à taille humaine. Trois options selon votre budget :

  • Guesthouses et fermes (15-30 €/nuit) : pensions tenues par des locaux, souvent installées sur des fermes en activité. L'occasion d'échanger avec les habitants et de découvrir la vie rurale islandaise.
  • Boutique-hôtels et lodges (60-120 €/nuit) : adresses cosy au bord du Lagarfljót ou en pleine campagne, avec restaurant valorisant les produits locaux (agneau, truite, bières d'Austurland).
  • Lodges design haut-de-gamme (150 €+/nuit) : quelques adresses récentes, vastes baies vitrées sur la nature, jacuzzis privatifs et expériences sur mesure (sortie pêche, observation des aurores).

Notre expert local de l'agence vous oriente vers l'adresse adaptée à votre rythme de voyage.

Conseils insider

  • Faites le plein à Egilsstaðir : c'est la dernière grande station-service avant les fjords de l'Est et les Hautes Terres orientales.
  • Réservez Vök en fin de journée : la lumière rasante sur le lac Urriðavatn vaut le détour, et l'affluence retombe après 18h.
  • Évitez Hengifoss en milieu de journée l'été : démarrez la randonnée tôt le matin pour éviter la chaleur (oui, ça arrive) et les groupes.
  • Goûtez la bière locale à la brasserie Beljandi à Breiðdalsvík ou à Austri à Egilsstaðir même.
  • Loi islandaise : la conduite hors-piste est strictement interdite et lourdement sanctionnée. Restez sur les routes balisées.

Pour qui ?

  • Road trippers : étape stratégique sur la Ring Road, à mi-chemin entre Mývatn et Höfn.
  • Amateurs de nature préservée : forêts, cascades, fjords sauvages loin des foules du sud.
  • Voyageurs culturels : ceux qui aiment glisser une visite de manoir, un musée et un festival local entre deux randonnées.
  • Familles : sentiers accessibles, bains thermaux relaxants, légende du monstre à raconter aux enfants.
  • À éviter pour : les voyageurs en quête de vie nocturne ou de shopping, Egilsstaðir reste une bourgade rurale.

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Comptez 2 à 3 jours pour profiter de la ville et de ses environs immédiats : une journée pour Hengifoss et la forêt de Hallormsstaðaskógur, une autre pour le manoir de Skriðuklaustur et les bains de Vök, et une excursion vers Seyðisfjörður et les fjords de l'Est.

Oui, sans hésiter. La région concentre certains des paysages les plus diversifiés d'Islande (forêts, lacs, cascades, fjords) et reste beaucoup moins fréquentée que le sud. C'est aussi le point d'accès idéal aux fjords de l'Est et aux Hautes Terres orientales.

Oui, de septembre à mars. Sa position à l'écart des grandes villes et son ciel souvent dégagé en font un excellent spot. Les rives du Lagarfljót offrent des points d'observation dégagés.

La légende du Lagarfljótsormur remonte au XIVᵉ siècle. Une vidéo amateur de 2012 a relancé le débat et a même été authentifiée par une commission locale comme « phénomène inexpliqué ». Probablement un courant ou un filet de pêche dérivant, mais l'imaginaire fait partie du voyage.

Non pour la ville et les sites principaux (Hengifoss, Hallormsstaðaskógur, Vök, Skriðuklaustur), accessibles en voiture standard. Un 4x4 devient nécessaire si vous projetez de pousser vers les Hautes Terres orientales (route F910 vers Kárahnjúkar) ou en hiver.

À découvrir aussi

Egilsstaðir s'inscrit dans un itinéraire plus large à travers l'Est et le Nord islandais. Pour prolonger votre voyage, explorez l'Islande dans son ensemble : entre la région de Mývatn au nord, les fjords de l'Est et la côte sud, chaque étape mérite plusieurs jours.

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